Les algues, l’énergie Bio demain à nos pompes ?

mars 29, 2008 at 8:44 Laisser un commentaire

En fait, non. Mais après demain sans doute et c’est une bonne raison pour se pencher sur le sujet, de voir les premières réactions du paysage industriel et de faire un état des lieux de ce qui existe déjà.

Petit bilan.

Lancées en 1976, les micros algues avaient été abandonnées 20 ans plus tard en raison des coûts de production comparés à l’extraction des matières fossiles. Réapparues sur le devant de la scène en profitant du remue ménage causé par la hausse du pétrole, l’amoindrissement des réserves naturels et le réchauffement de la planète, elles attirent de nouveau l’œil de nos chercheurs et investisseurs. Pas étonnant, avec un rendement 30 fois plus élevé que le colza ou le tournesol, elle pourrait très facilement se tailler la plus belle part du gâteau ce qui ne se fera pas sans l’affranchissement d’une contrainte : accroître leur vitesse développement. En attendant de trouver l’espèce magique qui sera compétitive par rapport aux énergies fossiles, les chercheurs s’activent pour créer un environnement optimal à leur développement. Au vue des avancés actuelles, les chercheurs estiment qu’il faudra attendre entre 5 et 10 ans pour que l’alternative biodiesel algal soit envisageable pour la production de masse.

Mais en attendant que le cours du baril atteigne des sommets et que les recherches aboutissent, les premières start-up travaillant sur les algues ouvrent leurs portes. Ces sociétés innovantes développent essentiellement des bioréacteurs ou produisent des biocarburants à faible échelle ainsi que d’autres dérivés comme le Diester ou l’éthanol.

GreenFuelsAux Etats-Unis, c’est GreenFuels Technologies qui ouvrent la marche. Cette société, leader mondial dans la mise au point de bioréacteur, propose à ses clients des solutions pour produire du biocarburant, des composés chimique (comme l’éthanol…) ou tout simplement des déchets organiques riche en protéine. L’installation des bioréacteurs se fait en parallèle d’une centrale dégageant de grande quantité de CO² (comme les centrales électriques alimenté en charbon…) ce qui permet de nourrir les micro-algues friandes de dioxyde de carbone.

Au niveau de son développement, Greenfuels est très largement soutenu par de nombreux investisseurs Californien (pour un total de 11 millions de dollars).

En termes de stratégie, GreenFuels vient de former une alliance avec la société Algatech dans le but de développer un carburant à partir d’algues, compétitif par rapport au pétrole conventionnel ou autres biocarburants. A terme, cette alliance devrait permettre un pôle commun spécialisé dans la production algal de biocarburant économiquement rentable.

La production algale est également soutenue au Royaume-Uni avec Kwikpower International (groupe de développement technologique). Cette société qui proposait déjà des bioréacteurs et d’autres solutions énergétiques « bio » vient récemment de s’agrandir en rachetant Advanced Biofuel Technologie. Cet investissement lui permet de bénéficier d’une licence et d’un savoir faire destiné à la production de biodiesel. A terme, cela devrait lui permettre de commercialiser des solutions de production rentables.

signatureDans la course poursuite au brevet, Global Green Solution qui développe elle aussi des technologies autours des micro-organismes a dernièrement racheté les droits du photo-bioréacteur de Valcent. Elle développe actuellement une unité test au Texas qui donnera les premiers résultats pour une production algale en grande quantité.

Plus avancé, Aquaflow espère en se spécialisant dans la culture de micro-algue de tirer son épingle du jeu. En avance sur ses carburants, ses bassins de rétention d’eau destinés à la culture devraient atteindre cette année des records de production.

Les raisons de cet effort de production peut être exprimé par cette phrase : “Aquaflow Bionomic Corporation has set itself the objective to be the first company in the world to economically produce biofuel from wild algae harvested from open-air environments, to market it, and meet the challenge of increasing demand”.

D’autre société comme Greenstarusa produisent également grâce aux algues du bioéthanol et d’autres composés algales. Il développe également en parallèle des techniques de production économiquement fiable de biocarburant.

Culture d'alguesAlors que le développement de biocarburant s’accentue dans les sociétés privées des pays anglo-saxon, la France essaye quant à elle de rattraper son retard. De cet effort est né Samash. Ce regroupement de 8 unités de recherche travail sur un projet algal qui a pour objectif de trouver « la » micro algues la plus productive en huile. Ils devront également par la suite maîtriser sa culture et son exploitation. Les premiers résultats sont très concluants et une dizaine d’espèce sont actuellement passées aux cribles afin de trouver l’algue qui sera leur cheval de bataille.

D’autre pays Européens s’active également autour de cette thématique pour exploiter aux mieux cette aubaine biologique (la ville d’Amsterdam…). Malgré cela l’Europe reste très en deçà de la concurrence internationale.

Shell

Sur la scène des géants pétrolier, les premiers mouvements apparaissent. Shell a lancé l’offensive en prévoyant d’installer une coentreprise avec la société américaine HR Biopetroleum à Hawaï. Cette installation cultivera des algues destinées à la production expérimentale de biocarburant en vue d’une exploitation de masse.

Au final, on peut émettre une première conclusion : les sociétés Anglo-Saxonnes commencent à avancer leurs pions. De nouveaux prototypes apparaissent en masse, le rachat de licence est de plus en plus fréquent et la recherche de biocarburant économiquement fiable est très active.

Pendant ce temps, les premières start-up européennes se créaient, des groupes de chercheur se forment pour effectuer des travaux transversaux pour développer au mieux les technologies algales. Ont voit l’apparition sur le marché industriel des premiers bioréacteurs et des sociétés envisagent la commercialisation des premiers biocarburants d’origines algal. L’Europe s’efforce de rattraper son retard.

Pour finir, je souhaiterai faire une petite note sur génisme algale. Effectivement, alors que l’engouement pour ces micro-organismes permet aux start-up et pôle de recherche de bénéficier de fond d’investissement important et de très large subvention, il est à l’heure actuelle, nullement question d’effectuer la moindre manipulation génétique. En effet, même si cela permettrait beaucoup plus facilement résultat espéré (la super-algue), seul le côté bio permet de généré un tel engouement.

Source

Wikipédia

Enjeux les échos

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